Souvenirs de Vancouver et Whistler

Vidéo de notre séjour en Colombie-Britannique

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Salut les BlogTolters !

Je suis ravi de vous dévoiler ma nouvelle vidéo : Souvenirs de Vancouver et Whistler 😀

La particularité de cette dernière réside dans le matériel utilisé pour la tourner. En effet, pour ce projet, je me suis lancé le défi de n’utiliser que mon Fairphone et mon DJI Osmo mobile. J’espère avoir réussi mon pari et que la vidéo vous plaira 😉
Plus d’infos sur notre voyage sous la vidéo.

Clique ici pour en savoir plus sur les accessoires utilisés pour faire ce film

Jour 1

Du 14 au 21 décembre dernier, Mehdi, mon stagiaire et moi somme partis au Canada, en Colombie Britannique plus précisément. Région vaste, montagneuse, aux innombrables lacs et étendues naturelles. Nous avons d’abord passé quelques jours à Whistler, une station de ski, assez touristique, à 2/3 heures de Vancouver, où nous avons fini le séjour. Avant même notre arrivée à Whistler, nous avons pu admier les incroyables paysages du Canada. Tout est grand, très grand, et beau. Sauvage. Plus on s’éloigne de Vancouver, et plus les paysages sont enneigés. Le temps est clair, bien dégagé et plus nous avançons, plus nous devinons les pics montagneux.

View Whistler Blackcomb mountains

Une fois arrivés à Whistler,  accompagnés de Tania qui travaille à l’office de Tourisme de Whistler, nous faisons notre petit repérage dans la ville, décorée pour les festivités de noël.

Whistler décorations de Noël nuit

Nous finissons la soirée à l’Irish Pub du coin, et à ma grande surprise, le bar est bondé. Nous ne somme pas encore en complètement en haute saison, mais Whistler est déjà très fréquentée. Nous en profitons pour goûter une spécialité made in Canada: La Poutine, un plat très gras fait d’huiles qui baignent dans du fromage et de la sauce. Pour le régime, on repassera.Mes quelques échanges avec les locaux confortent déjà ma première impression : Les gens sont très accueillants et bienveillants. Que vous soyez face à un commerçant ou simplement face à une personne à qui vous adressez la parole pour la première fois, ils demandent systématiquement « Bonjour ! Comment ça va ? ». Les gens prennent le temps d’échanger 3 mots, de s’intéresser. C’est assez superficiel, je le concède mais en même temps, on ne va pas parfer de sujets profonds pour une première rencontre…

Jour 2

 

Le lendemain, c’est session de ski ! Mehdi qui n’a skié qu’une ou deux fois dans sa vie prend un cours tandis que je m’en vais découvrir le domaine en toute autonomie. La neige est nickel ! Il fait un temps radieux ! Je commence à me dire que j’ai beaucoup trop de chance et qu’une merde va forcément m’arriver pour mettre un terme à cette indécence. Finalement, tout se passe bien. Même pas une seule chutte. Je rencontre des australiens, des américains (beaucoup viennent de Seattle), des anglais… Vraiment de tout ! Même une Béninoise (qui parle donc français) qui a étudié à Paris puis travaillé au Québec dans la communication et qui vit désormais entre l’Australie et Whistler où elle donne des cours de ski (Eh oui !  On peut skier en Australie !). Ce genre de rencontre, c’est typiquement ce que j’aime dans le voyage. Rencontrer des profils différents, d’autres gens qui ont décidé de changer de vie. Tout ça ne fait que me conforter dans mon envie de continuer ce métier.
Une fois rentrés de notre session de ski, nous passons la fin d’après-midi au Coca-Cola Tube Park. Concrètement, ce sont des toboggans de neige sur lesquels tu glisses à toute allure, l’arrière-train enfoncé dans une bouée en forme de donuts. Autrement dit, c’est assez marrant mais bon, une fois que tu as fait 4/5 descentes tu finis par te lasser en général (à moins que tu aies moins de 10 ans, dans ce cas-là, tu peux t’en faire une bonne vingtaine de plus).
Enfin, je finis la journée au Scandinave Spa pendant que Mehdi se repose à l’hôtel. Expérience très particulière j’avoue. L’endroit est magnifique avec plusieurs piscines (chaudes ou froides), plusieurs cabanons en bois (hammam, sauna, solarium…). Et tu dois suivre un parcours clair : 10/15min de chaud puis 15/20 sec de froid (voire gelé) puis 20/30min de relaxation. Tu ressors de là, tu n’as qu’une envie : te coucher (surtout avec le décalage horaire).

Jour 3

Notre séjour continue avec un petit tour en chiens de traineau à la Callaghan Valley, au sud de Whistler. Super expérience mais assez courte j’avoue… Résultat, on repart contents mais malgré tout assez frustrés parce qu’on n’a malheureusement pas pu prendre toutes les images qu’on voulait. Pourtant, Dieu sait s’il y avait matière !

Chien de traîneau Canada

Une fois la frustration passée, déjeuner dans Whistler. Japonais, il me semble. Eh oui ! J’ai l’impression qu’il n’y a pas vraiment de gastronomie typique Canadienne (hormis la Poutine bien sûr), mais des cuisines des quatre coins du monde (Mexicain, Japonais, Espagnol…), même dans le petit centre-ville d’une station de ski. Le côté cosmopolite de la Colombie Britannique (et plus largement du Canada, j’imagine) est quelque chose d’assez marquant. On croise beaucoup de Canadiens d’origine asiatique, quelques Canadiens francophones, quelques Canadiens natifs, quelques Canadiens d’origine orientale… Et tout ce beau monde semble vivre en harmonie, de manière assez appaisée (je dis bien semble, car j’avoue ne pas être resté assez longtemps pour vraiment savoir).

Une fois notre déjeuner terminé, nous embarquons pour un tour de Bobsleigh ! L’ensemble dure à peu près 2/3h avec le trajet, l’attente et les explications mais la descente en bobsleigh ne dure qu’une quarantaine de secondes, attention. Je ne dis pas que je n’ai pas aimé mais je préfère vous prévenir, car je sais que ça pourrait en rebuter certains. Concernant l’expérience en elle-même, j’avoue que je ne m’attendais pas à autant subir la « G-force » (comme ils l’appellent) liée à la vitesse. Disons que je me marrais pendant les 20 premières secondes et qu’ensuite je me demandais plutôt si mes vertèbres allaient tenir. Ce qui m’a permis de mieux comprendre leurs nombreux avertissements à l’adresse des femmes enceintes et personnes souffrant de maux de dos avant la descente. Bref, pour résumer sur le bobsleigh : à faire une fois dans sa vie si vous êtes branchés sensations fortes.

 Jour 4

Pour cette 3ème matinée au Canada, nous retournons au même endroit que là où nous avons fait un tour de chiens de traîneau mais pour une ballade en raquettes cette fois ! C’était la première fois que nous enfilions ce genre d’accessoires. Assez amusant car cela fait vraiment un boucan d’enfer lorsque tu marches et il faut hausser le ton pour se faire entendre. Nos guides sont deux jeunes canadiennes super sympa et nous profitons de la promenade pour en apprendre plus sur elles, sur la région et le Canada. Quelques infos intéressantes :
– Il y a pas mal d’ours (noirs), quelques grizzlis, mais ils hibernent (tant mieux car ils ont la réputation d’être très agressifs), des « bobcats » ou lynx en français…
– Justin Trudeau, le premier ministre du Canada est « hot »
– Justin Trudeau est aussi pas mal branché développement durable, « dommage qu’il n’ait pas eu plus de temps à gouverner aux côtés d’Obama, mais c’est pas plus mal car il pourra peut-être un peu freiner Trump »
– L’été, le manteau de neige sur lequel nous marchons disparaît complètement
Suite à cette grande bouffée d’air frais, nous retournons dans le centre de Whistler pour déjeuner et jeter un oeil à l’Audain Art Museum et le Squamish Lil’wat Cultural Centre. Même si nous les avons faits en coup de vent, faute de temps, ces musées nous ont permis d’appréhender l’importante de la culture aborigène et l’influence des Premières Nations. D’ailleurs, cette influence est visible un peu partout, jusqu’aux panneaux routiers qui sont traduits dans les langues autochtones. De manière générale, ces musées sont importants et mettent en lumière le combat des premières Nations pour préserver leur culture et leur histoire. Ils permettent aussi de se rappeler qu’elles n’ont pas toujours étaient traitées de la meilleure des façons par le gouvernement Canadien.

Jour 5

Notre dernier jour à Whistler sera l’occasion de finir par une activité insolite : la pêche sur glace (« ice fishing » en anglais). Nous partons au petit matin pour un lac aux alentours de Pemberton. Cette fois, le soleil n’est pas au rendez-vous. Il neige à gros flocons même ! Deux pêcheurs/chasseurs expérimentés nous accompagnent. Ils ont un accent et des tronches ! Exactement le genre de personnage auquel tu t’attendrais pour ce genre d’activité. L’un d’eux possède d’ailleurs un magasin d’accessoires de chasse/pêche/camping. On y passe pour acheter notre licence de pêche (indispensable pour pouvoir le faire en toute légalité) et j’ai envie de dire : tant mieux ! C’est le genre de choses que tu ne vois pas en France. Le genre de magasin où tu peux acheter des armes à feu typiquement. Le paradis des « rednecks », stéréotype de l’américain blanc qui aime chasser, qui aime les armes et qui vote à droite. J’exagère probablement un peu mais c’est l’effet que ça m’a fait et c’est le genre de choses que j’aime voir. Nous arrivons au lac et chargeons le matériel dans une sorte de brouette glissante. A l’aide d’une grosse perceuse à glace, l’un de nos acolytes perces plusieurs trous de 15/20cm de diamètre et nous explique brièvement comment faire. C’est alors que nous posons chacun notre arrière-train sur un seau en plastique et commençons à faire remuer notre appât en attendant que ça morde. Résultat des courses, aucun poisson pêché par nous malgré quelques touches mais 2/3 beaux bébés pêchés par nos guides. Ils n’en gardent qu’un seul et remettent les autres à l’eau. Malgré notre lamentable performance, l’attente qu’implique la pêche, des pieds et des mains gelées, j’ai adoré l’expérience !
Nous sommes de retour à Whistler en début d’après-midi, juste à temps pour notre bus pour Vancouver. Nous serions bien restés deux semaines de plus, mais nous sommes quand même super enthousiastes à l’idée de découvrir cette ville à très bonne réputation. Arrivée à Vancouver en fin d’après-midi. Il fait nuit et il neige. Notre hôtel se situe à deux pas de Chinatown, et fait marquant
: il s’agit d’un hôtel dans le pur style aborigène. Il fait également office de galerie d’art natif. Quand je vous disais que la culture aborigène était très présente ! Cependant, pas le temps de niaiser !e soir même, nous montons en haut de Vancouver Lookout pour un superbe panorama de la ville. Nous enchaînons directement avec FlyOver Canada. Eh bien je dois dire que ce fut bluffant ! Honnêtement, je n’attendais pas grand chose de cette attraction mais vous en prener plein la vue et plein les autres sens ! Je ne vous en dis pas plus mais après ça, difficile de ne pas avoir envie de visiter tout le Canada. Enfin, nous nous précipitons au Christmas Light Maze, un marché de noël qui comprend également un grand labyrinthe décoré de centaines d’éclairages. S’y perdre est un vrai plaisir, et comme pour le marché de noël de Zagreb, je remarque que l’événement attire énormément de monde. Des couples, des amis, des familles… Les gens s’amusent, il règne une ambiance très sympa. Dommage que ce genre de chose ne soit plus vraiment possible en France…

Jour 6

Pour lundi matin, une visite du Capilano Suspension Bridge Park était prévue. Malheureusement, de fortes chutes de neige nous poussent à repousser cette visite. Je ne me rendrai compte que plus tard à quel point cela aurait été exceptionnel de pouvoir photographier l’endroit vide, sous une épaisse couche de neige…
Nous partons donc nous balader à China Town, pas très loin de l’hôtel. Il s’agit du troisième plus grand China Town en Amérique du Nord donc cela vaut le coup. On a vraiment l’impression de traverser l’Océan Pacifique. Même les panneaux et noms des rues sont traduits en Chinois !

Porte d'entrée China Town Vancouver

Nous nous rendons ensuite à Granville Island, un petit quartier avec énormément de commerces, marchés couverts, bars, restaurants et où nous suivrons le Vancouver Foodie Tour. Cette visite guidée est encore une fois l’occasion de découvrir la richesse et le côté cosmopolite de la ville. Nous nous dirigeons ensuite vers le Capilano Suspension Bridge. L’endroit est vraiment sympa mais il fait presque nuit, les visiteurs sont nombreux et, comme je vous l’ai dit précédemment, je regrette énormément que nous ne soyons pas venus le matin. Résultat, peu d’images exploitables alors que l’endroit est vraiment top !
Nous rentrons ensuite dans le centre de Vancouver et nous dirigeons vers le Jardin botanique pour le VanDusen Festival of Lights. Encore une fois, l’endroit est décoré pour Noël, il y a de la musique et il y règne une ambiance de conte de fée. Parfait pour une balade en famille !

Jour 7

Pour notre dernier journée entière à Vancouver, nous nous rendons au célèbre musée d’Anthropologie de UBC (University of British Columbia). Il présente de superbes pièces des premières nations. Vraiment un incontournable même pour ceux qui ne sont pas vraiment branchés musées car rien qu’observer les magnifiques totems vaut le coup !

Totems amérindiens musée anthropologie Vancouver

Totems amérindiens musée anthropologie Vancouver

Après ça, nous retournons en centre ville pour déjeuner et marchons jusqu’à l’entrée de Stanley Park. Il fait beau, le ciel est clair, les couleurs d’automne sont magnifiques et je me dis que nous devrions aller voir le coucher de soleil depuis Vancouver Lookout. Nous ne nous éternisons donc pas à Stanley Park (c’est à peine si on peut dire que nous y sommes vraiment entrés) et retournons d’un pas pressé vers le centre-ville, de peur de louper le coucher de soleil sur la ville. Nous arrivons donc tout en sueur, après 30 min de marche rapide avec tout notre matériel sur le dos, pour admirer le coucher de soleil sur la ville. Aucun regret. La panorama est magnifique, que ce soit du côté ville ou du côté montagne.

Vancouver coucher de soleil sur la ville


Et pour notre dernière soirée, la meilleure immersion possible dans le folklore Canadien : match de hockey à la Rogers Arena. Au programme, les Vancouver Canucks contre les Winnipeg Jets. Ambiance survoltée, show à l’américaine… tout y est ! Cela peut paraître un peu excessif, mais il faut avouer qu’on ne s’ennuie pas une minute.

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